Frequently Asked Questions - Questions fréquentes

FAQs - Questions fréquentes

Les questions fréquentes sur le haut potentiel

(aussi dit Précoce ou Surdoué)


  • Au fait qu’il est « en avance » – la notion même de précocité ayant cette signification. Toutefois, il faut comprendre que cette précocité est la conséquence du haut potentiel intellectuel (QI > 125/130), ainsi, devenu adulte, l’individu ne sera plus « précoce » mais conservera le même QI. C’est pourquoi il est préférable de parler de surdouance ou de haut potentiel intellectuel.
  • L’utilisation du langage est, en général, en avance : il n’y a pas de « langage bébé ».
  • A son insatiable curiosité : l’enfant pose beaucoup de questions , beaucoup de « pourquoi ? » ; ces interrogations s’orientent, assez vite, sur des questions d’ordre métaphysique. L’origine de l’univers, celle de l’homme, la préhistoire l’intéressent souvent.
  • L’avance du langage se traduit souvent par un apprentissage de la lecture, avant la 1ère primaire et, assez souvent seul, sans que personne n’ait poussé l’enfant à le faire.
  • Très tôt, l’enfant HPI demande de la stimulation : il n’aime pas les tâches répétitives, la routine. Il s’intéresse intensément à quelque chose puis lorsqu’il a l’impression d’en avoir « fait le tour », il change.
  • On est frappé par le décalage, la « dyssynchronie » – entre la pertinence de ses remarques, et un comportement qui peut être considéré comme « bébé » (correspondant en réalité le plus souvent au comportement émotionnel et affectif d’un enfant de son âge) - entre sa compréhension, et sa maladresse dans certaines activités, « pratiques », manuelles ou sportives. On dit qu’il est « multi-âges »
  • A son extrême sensibilité (voire hypersensibilité) – et en particulier, très sensible à l’injustice.
  • A son grand sens de l’humour.
  • L’ennui en classe se manifeste souvent dès l’école enfantine.
    On remarque aussi, parfois très tôt, qu’il a de la difficulté à s’insérer dans le groupe ; en général l’enfant à haut potentiel intellectuel préfère la compagnie des adultes – ou au moins, d’enfants plus âgés que lui.
  • Tout cela ne se manifeste pas forcément complètement. Chaque enfant est différent. Mais plusieurs signes permettent de faire des hypothèses… Et l’apprentissage de la lecture, seul, sans aucune aide est un signe sûr.

Mon enfant commence a dire maman et essaie de marcher ; il n'a que 8 mois et je le trouve très eveillé. Quel est le comportement d'un bébé "précoce" ?


La plupart des enfants à haut potentiel intellectuel ont été des bébés très éveillés et en avance sur le plan psychomoteur et du langage, néanmoins, on ne peut pas formellement avancer qu'un bébé en avance sur le plan psychomoteur sera un enfant précoce ou qu’il a un potentiel intellectuel élevé.

Seul les tests de QI passés auprès d'un psychologue permettent de le dire avec certitude. C'est pourquoi il vous faudra attendre que votre enfant ait 3 ou 4 ans pour en avoir le coeur net.

En attendant, nous ne pouvons que vous conseiller de répondre à ses attentes et ses besoins de connaissances nouvelles et de satisfaire sa curiosité. Vous aurez ainsi le plaisir de vivre avec un enfant épanoui et c'est ce qui est le plus important.

Je viens d'apprendre que mon enfant est H.P.I. (à Haut Potentiel Intellectuel) et je suis complètement désemparé(e). Que puis-je faire pour l'aider ?


Pas de panique !!

  • Tout d’abord, n’oubliez pas que votre enfant est avant tout un enfant. Il a besoin de votre affection, de votre attention, de votre soutien, comme tout autre enfant de son âge. N’exigez pas de lui qu’il comble toutes vos attentes.
  • Lorsqu’il vous pose des questions, si vous ne savez pas répondre, ne cherchez pas à le mystifier. Dites-lui que vous allez vous renseigner, ou bien cherchez ensemble sur Internet, ou consultez ensemble les encyclopédies ou dictionnaires.
  • Aidez le à satisfaire son insatiable curiosité, inscrivez-le à la bibliothèque, si ce n’est pas déjà fait…
  • Informez l’enseignant ou l’enseignante de sa particularité, surtout si l’école pose quelques problèmes.
  • Afin qu’il puisse de temps en temps ne plus se sentir différent, il faut qu’il participe à des activités avec d’autres enfants HP. N’hésitez pas à adhérer à une association pour enfants précoces, telle que l’ASEHP, qui organise des activités pour ces enfants et qui vous permettra également d’échanger points de vue et entraide avec d’autres parents dans la même situation.
  • Communiquez avec votre enfant, écoutez ce qu’il a à dire. Ces enfants sont à la fois extrêmement lucides et hypersensibles, il est bon qu’ils puissent s’exprimer et se sentent compris.
  • Comme pour vos autres enfants, valorisez ses réussites et ses compétences, aidez-le à dépasser ses échecs sans le déprécier. N’établissez pas de comparaison entre vos enfants.
  • Vous aurez à soutenir votre enfant, à le supporter, à le suivre (plutôt qu’à le pousser comme il est dit parfois), à le stimuler, à lui exprimer votre acceptation et votre amour sans partage, et ce sera souvent épuisant physiquement et intellectuellement, mais c’est un défi merveilleux et une aventure formidable que d’élever un enfant HP !

J'ai l'impression que mon enfant veut tout le temps apprendre, il me pose beaucoup de questions et je ne sais plus si je dois le "pousser" ou si je dois rester au niveau des jeux des enfants de son âge.


Rassurez-vous, en répondant aux attentes de votre enfant, vous ne le « poussez » pas, c’est plutôt lui qui vous tire. Si vous cherchez à l’obliger à « rester au niveau des enfants de son âge » vous ne pourrez que le « frustrer » et cela le rendra malheureux.

Laissez-le vivre à son rythme… On n’empêche pas un enfant de marcher à 9 mois s’il en est capable, sous prétexte que les autres marchent à 1 an !

On dit des enfants à haut potentiel intellectuel qu'ils sont "différents". En quoi consiste cette différence ?


Il est important de comprendre que les enfants à haut potentiel intellectuel non seulement retiennent et comprennent plus vite que les autres mais surtout ont un mode de pensée différent.

Ils présentent des capacités « évoluées » de compréhension, de raisonnement, de logique, d'abstraction, ainsi des facultés leur permettant de saisir ou d’établir des relations entre les informations qu’ils possèdent.
Il faut savoir que ces enfants ont des processus mentaux différents de la majorité. En conséquence, ils réfléchissent, et parfois perçoivent aussi, différemment les choses.

Plus l’écart entre leur QI et le QI moyen (entre 85 et 115) sera grand, plus cette différence dans la manière de réfléchir et de percevoir sera importante. (selon Stéphanie Tolan, c’est comme si tout un chacun voyait le monde à travers une loupe plus ou moins puissante, et eux le voient à travers un microscope).

Par exemple, ils arrivent souvent au résultat d’un problème de manière « intuitive ». En fait, leur façon de traiter les informations, plus rapide, établissant des relations entre les données d’une manière différente etc. leur permet d’arriver à la solution sans être conscient du cheminement qui les y a conduit.

Des études sont en cours actuellement pour comprendre les processus mentaux qu’ils utilisent. De ce fait, il est utile de les inciter à se concentrer sur la manière dont ils réfléchissent et dont ils apprennent. A cet égard, la lecture des livres d’Antoine de la Garanderie, et notamment "Comprendre et imaginer" peut être d’un grand secours.

Mon enfant à Haut Potentiel Intellectuel écrit très mal et d'ailleurs n 'aime pas écrire, que puis-je faire pour l'aider ?


Vous n’avez pas à vous inquiéter du décalage entre l’avance verbale de votre enfant et sa maladresse. En effet, c’est ce que Jean-Charles Terrassier (auteur de Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante et du Guide pratique de l’enfant surdoué en collaboration avec Jean-Philippe Gouillou) appelle la « dysynchronie » qui est une des caractéristiques des enfants intellectuellement précoces.

Il est important de ne pas se focaliser sur l’écriture (dédramatiser !) afin de ne pas provoquer un blocage de la part de l’enfant.

En revanche, il faut l’encourager et vous pouvez aider votre enfant à améliorer sa motricité fine par des exercices ludiques (hors cadre scolaire), qui lui permettront d’exercer son habilité manuelle : des découpages, des bricolages de toute sorte, des dessins (par exemple : dessiner une BD). Il peut aussi exercer des activités manuelles extra-scolaires telles que : poterie, construction de cerfs-volants…En règle générale, l’écriture de ces enfants s’améliore avec l’âge.

Pour favoriser cette évolution et aussi leur donner le plaisir d’écrire, la graphothérapie peut vraiment aider votre enfant.

Mon enfant travaille plutôt bien à l'école, c'est un élève sérieux et appliqué. Mais ce qui préoccupe les enseignants, c'est son absence de contact avec les autres élèves, avec qui il ne joue pas. Que dois-je en penser ?


Votre fils, semble-t-il, ne se plaint pas du manque de contact, son travail scolaire est bon, personne n'est agressif envers lui........bref tout va bien. Ce qui est important, c’est le bien être de votre enfant. Le contraindre à aller jouer avec les enfants lui mettrait une pression inutile. Il est plutôt solitaire ou tourné vers les adultes parce qu'il trouve plus de similitudes et de centres d'intérêts auprès d'eux. Pourquoi forcer un enfant à renoncer à sa personnalité ?

Les enseignants sont sûrement inquiets pour sa socialisation. Mais, pour un enfant HP, le fait de suivre les cours dans une classe avec les autres élèves le socialise déjà, lui demande un effort certain, même s'il ne le dit pas. Les enseignants ont souvent "un modèle" d'enfant et un modèle d'enseignement. Ils ont de la peine parfois à accepter une différence, ils s’inquiètent parce qu'ils ne peuvent pas appliquer leur modèle à votre enfant. Ils ont besoin d’être rassurés.

Dites-leur que vous êtes parfaitement conscients du fait que votre enfant ne joue pas beaucoup avec les autres enfants et que vous restez attentifs au cas où il se plaindrait de la situation.

LAISSEZ-LE ÊTRE LUI-MÊME ET FAITES-LUI CONFIANCE, IL SAIT CE DONT IL A BESOIN !!!!!

Votre enfant présente des signes laissant supposer un haut potentiel intellectuel, à savoir : une remarquable mémoire, un vocabulaire riche et précis, connaît les lettres, un raisonnement très logique, une insatiable curiosité sur des sujets divers, souvent supposés concerner des enfants plus âgés... 
Seuls des tests psychométriques (tests de Wechsler ou autres tests utilisés par les psychologues) peuvent assurer d'une précocité intellectuelle.

Il est possible de faire évaluer le QI à partir de 3 ans mais les tests doivent alors être confirmés par une autre batterie de tests quelques années plus tard. C'est pourquoi certains psychologues conseillent plutôt de faire tester l'enfant à partir de 4/5 ans.

Les tests sont très complets, et outre des informations sur son QI, ils vous donneront son profil psychologique ce qui vous sera très utile pour comprendre votre enfant et l’accompagner tout au long de sa scolarité. Le psychologue pourra également vous aider et vous conseiller dans ce domaine.

De plus, une détection précoce permet la prévention des problèmes futurs, et c’est en toute connaissance de cause que les enseignants pourront mettre en place une pédagogie adaptée à votre enfant. Cela permettra, en outre, à votre enfant de mettre un nom sur sa différence qu’il ressent probablement déjà.

Bénéficier d'un haut potentiel intellectuel semble plutôt une bonne chose pour ces enfants, alors pourquoi les enseignants et même la société devraient-ils s'en préoccuper ?


Et bien pour plusieurs raisons :

  • Tout d’abord parce que l’enfant à haut potentiel intellectuel s’il n’est pas reconnu comme tel, peut développer une intense frustration, un extrême mal-être entraînant des troubles du comportement.
  • Parce que les enfants à haut potentiel intellectuel ont un fonctionnement intellectuel différent et qu’il leur est difficile de s’adapter à la norme de progression fixée par le système scolaire. Cette pression vers la normalisation peut leur devenir insupportable et les conduire à la marginalisation et à l’inadaptation sociale. En effet, devant le déni ou la non reconnaissance de son potentiel, l’enfant peut être amené à croire que c'est le monde extérieur qui ne va pas et il extériorisera ses difficultés à vivre cette situation, en adoptant des comportements alarmants (arrogance, prétention, isolement, dissipation, rêverie…), ou bien alors il pensera que c’est lui qui est anormal, et il intériorisera sa douleur par des comportements autodestructeurs (dépréciation, automutilation, dépression voire suicide).
  • Parce que ces enfants que tout semble porter à réussir, risquent de se retrouver finalement en situation d’échec tant sur le plan scolaire que sur le plan social et qu’il est important de prévenir plutôt que de guérir.
  • Parce que tous les enfants sont l’avenir d’une société et qu’un pays ne peut pas se permettre de perdre sa richesse en laissant s’étioler le potentiel d’une partie d’entre eux.
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